Jérôme Jims

« Bonsoir Petit frère.. »

jeromejims.mondoblog.org
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Bonsoir petit frère. Comment te portes-tu? Je t’adresse ces quelques lignes simples. Je ne voudrais pas faire comme nos pères ou ces grands frères qui ont eu des difficultés à nous parler de leur vie. Le monde a bien changé depuis que je suis né. J’ai connu des changements drastiques, des mondes différents.

Petit frère, beaucoup de choses ont changé. Tu sais, il faudra vivre avec ton temps. Même si tu m’as vu trainer plusieurs années avec un vieux cahier et un stylo, il ne sera pas possible d’ignorer les nouvelles technologies comme je l’ai fait. Aujourd’hui la connaissance est ouverte sur le monde virtuel et accessible à tous. Il est vrai qu’ici les programmes d’école n’ont pas bien changé depuis le temps de mes pères mais il serait une erreur de se baser sur ces vétustes répétitions pour se dire intellectuel. Passe du temps à faire des recherches sur Internet. Tu apprendras à trouver beaucoup de réponses tout seul. Ne te laisse pas entrainer par les futilités virtuelles. Tu risquerais de passer à côté de l’essentiel. Vois-tu, aujourd’hui, plus que jamais, l’âge ne définit ni ton niveau intellectuel ni ta maturité. Je me suis fait dépasser par des plus jeunes que moi en négligeant les atouts du digital. Au début, petit frère, tu partiras dans tous les sens, à cause de l’euphorie causée par ce trésor. Mais bientôt, ta vision s’affinera et tu sauras mieux quoi chercher. Je le sais parce que quand je suis tombé dans cette sorte de paradis pour la première fois, j’ai navigué avec un sourire bête vers l’illusion du mal et de la perversité. Comme l’humain, internet a son côté (très) sombre et vicieux. Derrière ton petit écran, tu te sentiras en sécurité et tout puissant. Entre belles filles et p rn0graphie, tu voudras voguer. Mais rappelle-toi que c’est un trou noir sans fond que tu creuses dans ton esprit. Il te faudra bien du temps et de la volonté pour t’en débarrasser. Je le sais, j’y suis tombé. Je te défie de faire partie de l’élite qui a résisté.

« Petit frère, mâle se prononce comme le mot mal. Ce n’est pas un hasard.. »

Je sais qu’actuellement, le monde ne te fait pas de cadeaux. Tout le monde se met nu et pourtant c’est loin d’être le jardin d’Eden. Ils parlent du sexe comme d’un remède pouvant te guérir de la Covid-19. Le mâle voudra se déchaîner en toi. Il se peut que tu sois un peu gêné que j’en parle mais il le faut. Petit frère, mâle se prononce comme le mot mal. Ce n’est pas un hasard. Il faudra que tu l’affrontes à plusieurs reprises afin de l’enchainer. Durant toute ta vie, il essaiera de te surprendre mais mieux tu te connaitras, mieux tu le dompteras. Je sais combien, il est facile aujourd’hui de coucher avec la première venue. Mais il n’est pas seulement destiné aux filles de préserver leurs corps. Un homme qui se laisse aller à tout vent n’est pas digne de respect. Il sera plus enclin à tomber dans des pièges quelle que soit sa force. Lis l’histoire de Samson. N’use pas de malice pour avoir une fille dans ton lit. Ne la touche pas quand tu sens qu’elle ne le veut pas et ne la force pas à vouloir de toi. Contrairement à la nôtre, votre génération de filles apprend à exprimer ses désirs. De peur d’être traité de violeur ou de harceleur, tu devras avoir un consentement clair de sa part. A ce jeu il faudra donc gagner loyalement.

« La beauté se fane bien vite.. »

Ce n’est pas compliqué de gagner le cœur d’une femme. Il suffira d’être soi-même et d’assumer qui tu es. Sois franc et laisse ton charme et ton humour se développer. Il est bien de se sentir désiré de toutes, mais à un moment il faudra en retenir une seule. Ne te laisse pas berner par leur maquillage et leurs formes. La beauté se fane bien vite. Qu’elles soient bonnes danseuses ou qu’elles soient belles comme la lune, leur caractère et leur vision des choses seront très importants dans ta décision. Petit frère, parce que tu n’es pas autant riche que tes autres amis, tu te feras rejeter. De nombreuses filles se moqueront de toi. C’est une chance. Elles t’auront épargné plusieurs maux. Sois le meilleur à l’école. Père me l’a souvent dit. Ce qu’il a oublié de me dire et que j’ai découvert moi-même, c’est de travailler mes talents et mes passions. Les deux sont utiles. Développe ces petits talents que je vois germer en toi. Petit frère, l’école t’apprendra la discipline et beaucoup de choses que tu pourras appliquer à tes dons afin d’être une pièce unique. Ne te compare à personne. Tu n’es pas eux. Ils ne sont pas toi. Entraine-toi en t’amusant. Le cerveau intègre mieux les informations quand il te sent passionné. Beaucoup de gens ne te comprendront pas au début. Certains te détesteront pour toutes ces choses que tu sais faire facilement. Mais fais preuve de patience. Tu ne sais pas tout et tu ne sauras jamais tout.

« ..Continue de t’émerveiller chaque jour.. »

Sois poli envers les plus âgés et ne méprise pas plus jeunes que toi. Quand tu sais qu’un don est sincère, même si tu ne l‘aimes pas, prends-le à deux mains. Petit frère. Il arrivera que des gens te déçoivent et que tu déçoives à ton tour. Prends quand même des risques. Tu feras des erreurs parfois pour mieux assimiler. Tu failliras des fois. Cela renforcera tes expériences et ton humilité. Regarde ceux qui font des efforts dans la vie avec admiration quel que soit leur métier. Donne le même respect à ceux qui portent un costard qu’à ceux qui portent des bottes et un chapeau de paille. Les bonnes valeurs sont au dedans de l’homme. Ne te fie pas aux apparences. L’homme n’est rien. Dieu est Tout. Ne laisse personne te dire le contraire. Pas même les situations de la vie. Dieu ne se prouve pas. Il se ressent. L’invisible existe tout comme le vent que tu ne vois pas. Petit frère, les incrédules voudront argumenter. Laisse les parler puis répond leur par un sourire. Tout ne s’explique pas. C’est là le miracle de la vie. Continue de t’émerveiller chaque jour. Pour un papillon qui vole, pour le sourire d’une fille ou pour la mélodie d’un oiseau. Continue de t’émerveiller chaque jour. Pour la danse des lucioles, pour le fait que tu bouges encore tes mains, pour le fait que tu respires encore. Le jour où ton âme ne fera plus attention à ces détails, parle avec Dieu afin qu’Il te Guérisse.

Petit frère, je souhaite que tu sois meilleur que moi. Pas seulement meilleur à l’école. Mais aussi meilleur dans le fait de vivre. Cela prouvera que j’ai été utile en faisant ce parcours avant toi.  Il y’a beaucoup de choses que je n’ai pas pu dire que tu apprendras par toi-même. Beaucoup de courage. Je crois en toi. Prends soin de toi. Je ne te le dis pas souvent mais, petit frère, je t’aime fort.

Jérôme Jims.

Partage si tu veux bien.. pour tous ces jeunes garçons qui arrivent et qui ont besoin de sagesse et de force..Je crois en eux..


Danse et vis.

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Nous sommes ceux qui avancent en dansant.
Souvent négligés et jamais pris au sérieux, nous avons hérité de statut de clown. Nous sommes ceux qui amusent la galerie. On nous trouve moins sérieux que les autres parce que le sourire ne quitte jamais nos lèvres. Dans les temps sombres, nos étoiles servent de réconfort aux âmes moroses. On nous respecte moins parce que nous sommes la plupart du temps en t-shirt. On ne ressemble pas au profil-type de gens responsables établis par le monde. Ils doutent quand bien même ils voient nos accomplissements. Pour certains d’entre eux, un corps bien couvert est plus important qu’un esprit ouvert. Peu de gens arrivent à voir en nous bien que nous soyons transparents. Nous vous lisons tels des livres ouverts mais nous ferons juste semblant de ne rien voir.. souvent pour ne pas vous frustrer. Beaucoup hésiteraient à s’engager avec des gens comme nous. Ils se disent qu’on ne sait pas ce qu’on veut. Nous chantons de joie dans nos moments de tristesse. Nous nous taisons quand tout le monde crie. Nous prophétisons le bonheur quand la douleur vient à vous voler vos mots. Ce n’est pas parce qu’on a le visage souriant (pas comme vous) que nous ne savons pas ce que nous faisons.

Disons qu’il y’a deux types de personnes. Nous avons ceux qui ont besoin d’être très attentifs à leurs objectifs. Ils avancent en marchant avec précision. Ils n’ont pas le courage de sourire ou de savourer le voyage. C’est trop de risques pour eux. A la fin de l’année, ils verront s’ils ont atteint leurs buts. La vie est une suite de nombres et de statistiques pour eux. Ni plus ni moins. Et puis nous avons ceux qui ont leurs objectifs en tête mais n’hésitent pas à faire des pirouettes sur le chemin. Ils avancent en dansant. A la fin de chaque seconde, ils visualisent leur but sans s’en rendre compte. S’ils ne l’atteignent pas, ils feront de leur mieux la seconde suivante. Quoiqu’ils fassent, il faut que leurs victoires soient colorées et originales. La vie est un mélange de couleurs et de beaux souvenirs. Ni plus ni moins.
Je parle plus de nous et pourtant à vrai dire, les deux caractères se valent. Un, ce n’est déjà pas mal mais le mélange serait l’idéal. Un peu comme Dieu, un Artiste aussi fou que Lui-Même et autant Sage que.. Lui-Même.
Hey, peace out. Jims.

Jérôme Jims. Amoureux du naturel. Tu peux t’abonner à ma page Facebook Jérôme Jims pour ne rater aucune actualité.


Dettes fictives

Dettes fictives Jims

Les hommes. Les femmes vous doivent-elles quelque chose ?

C’est à croire que c’est nous qui les avons créés. Nous ne cessons de leur cracher à la face des propos dégradants. Les femmes n’existent pas pour satisfaire nos désirs. Encore moins des objets de décoration ou des jouets qu’on utiliserait pour nous distraire lorsqu’on s’ennuie. Nous agissons comme des dieux qui ont le droit de leur arracher la vie sur un coup de tête ou un coup de poing. Ces belles créatures ne sont pas juste dotées de courbes capables de remplir nos corps caverneux de sang ou de nous ramener à l’état sauvage comme doux. Ce sont des femmes intelligentes qui te sortent d’un merdier pas possible. Des génies à la carrure sensuelle et des reines capables de diriger des projets énormes. Tout comme certains hommes qui ne sont pas vous, elles ne font pas exprès d’être parfois meilleures que vous. Si tu ne veux pas d’une femme, laisse un autre la vouloir. N’éteins pas sa vie parce qu’elle brille plus que toi. Si tu es blessé, soigne-toi avant. Je sais que cette phrase peut paraitre stupide sous certains cieux mais..la femme a droit au bonheur. Elle se bat depuis l’enfance (au sens propre) contre des renards en érection. Son chemin a été sinueux et sa guerre quotidienne. Elle accepte enfin que tu sois son abri. Tu peux être ce mec qui est heureux de la voir briller.

L’autorité ne se clame pas. La soumission ne se réclame pas. Meurs seul. Aucune femme ne te doit. N’amène personne avec toi.

dettes fictives image

Les femmes. Les hommes vous doivent-ils quelque chose ?

C’est à croire que l’homme a été créé pour régler tous vos besoins. Il est vrai que vous avez des arguments physiques assez convaincants sur le coup. Mais cela n’est point suffisant pour demander à un mâle qui vient de vous aborder il y’a 48 heures, un nouveau téléphone ou de la bouffe pour toi et ton arbre généalogique. Offrir votre corps n’est pas un sacrifice qui l’épaterait d’autant plus qu’il fait pareil lors de vos ébats acrobatiques. Il serait stupide de croire que le fait que tu sois dans son lit te donne accès à son bon trésor. Je sais que cette phrase peut paraitre stupide sous certains cieux mais..tous les hommes ne sont pas vos pères. Les tendances ont beaucoup évolué ces dernières années. La vie devient plus dure et certains hommes ont bien envie que vous mettiez autre chose sur la table. Ou du moins, votre décence et votre bonne tenue qui se font rares. Votre passivité même dans nos discussions en inbox nous font passer pour des animateurs ou des humouristes en plein stand-up. Votre expression que l’on connait plus de vous est « tu m’invites quand ?».

Mesdames. Je sais certaines d’entre vous brillantes. Mais tout comme de notre côté, je voudrais dénoncer beaucoup d’entre vous qui sabotent votre combat. Avant que vous ne veniez me dire que vous êtes les victimes de ce monde macho et masculiniste, demandez-vous si quelques burgers et un I phone X pourraient rendre le respect aux femmes.

Ceci est un pan du problème et tous les milliers de paramètres ne sont pas pris en compte. S’il y’a un bug pendant que vous lisez, je n’en suis pas responsable. Si vous recopiez juste une partie de ce texte, cela voudra dire que l’autre partie vous a choqué. Osez le partager en entier. Ici Jérôme Jims, à vous les studios.

Jérôme Jims.

Amoureux(se) de ma folie. Tu peux t’abonner à ma page Facebook Jérôme Jims pour ne rater aucune actualité.


BLA(N)C

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Black identity / Mélanine noire / Nappy Natural Ebony
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Comme il se dit, c’est dans le noir que les étoiles brillent le plus. Mais depuis plusieurs années, avec la complicité de quelques hommes et femmes, l’idée qu’être claire ou blanche de teint garantit le paradis, a été injectée dans nos cervelles. Ainsi donc, face à la pression de la société, une guerre a été menée contre le teint noir. A coup de produits cosmétiques, il fallait à tout prix gommer cette saleté. « Dieu devrait avoir honte de faire autant d’erreurs dans le dosage de mélanine. Heureusement, nous avons nos chimistes qui peuvent corriger tout ceci et en plus très rapidement. Laissons Le broyer du noir. » Les chimistes se sont donc mis au travail. Avec le bon dosage d’intelligence que le Dieu d’erreur leur a donné, ils ont créé des machines et élixirs de décapage de peau. Les effets secondaires ce n’est rien par rapport à « l’amour » de la société, voyons. Grâce à cette nouvelle peau, mesdames et messieurs, vous serez éclairés. Vos péchés vous seront pardonnés, car juste après vous serez blancs comme neige. Du jour au lendemain, les noirs étaient tous devenus clairs (et limpides) de peau. Les chimistes heureux car désormais chimistes riches, décidèrent de rajouter des extensions à la peau blanchie. Ce n’était bien sûr pas du blanchiment d’argent puisque tout à fait légal. Nous sommes les dieux de la perfection se sont-ils dit. De fil en aiguille botox, avec la complicité des faux saints (lire seins merci), ils allumèrent la mèche. Un plan d’enfer pour les consommateurs ébahis!

 » Elles brillaient telles des radios fabriquées en Chine .. »

Tout comme un culte du dimanche, les femmes étaient encore plus présentes que les hommes. Les jours étaient beaux car tout le monde se retournait à leur passage. Elles brillaient telles ces radios fabriquées en Chine qu’on retrouve chez les Zambarma. Enfin.. Jusqu’à ce que l’odeur corporelle ne change. Jusqu’à ce qu’il y ait autant de couleurs sur une seule peau. Jusqu’à ce que leur peau ne puisse plus être recousue lors d’accidents graves. Et que leurs vrais cheveux ne quittent le navire. Jusqu’à ce qu’on voie leurs vaisseaux sanguins au travers de leurs peaux. Si seulement cette transparence pouvait être appliquée aux votes en Afrique. Jusqu’à ce que le postérieur prenne une ampleur imprévue. Et simplement que le cancer les aime d’un amour à mort.

La guerre continue peut-être mais il réside dans certains hameaux, des irréductibles gens qui militent afin de garder la peau, les cheveux, les autres organes, naturels et d’en prendre soin. Ils font un sacré travail d’évangélisation. Après quelques années de dur labeur, l’appréciation de la peau sombre et tout ce qui va avec, revient doucement. Nous en sommes heureux. Je voudrais préciser que les sœurs de teint moins foncé ou clair naturellement sont toutes autant superbes.

N’oublions donc pas. Si ce n’est pour vous guérir d’une maladie ou d’un handicap, réfléchissez à deux fois à cette chirurgie. Toutes les formes se valent, toutes les couleurs se valent. Ayez le regard artistique de Dieu afin d’apprécier.

Cordialement, la bonne folie.

Jérôme Jims. Amoureux du naturel. Tu peux t’abonner à ma page Facebook Jérôme Jims pour ne rater aucune actualité.

Nappy – Black Africa – Natural – Noir et fier. Togo Lomé Togo Lomé Togo Lomé Togo Lomé Blogueur togolais ___

Mourir à 9 ans, pour la paix au Togo

La douleur est passée. Depuis peu, je ne ressens plus rien. J’ai vu mon corps allongé sur le lit mais je n’ai pas compris tout de suite.

JEUNESSE TOGOLAISE, BOOM DE TALENTS!

« Ce n’est pas grave s’ils ne te connaissent pas encore, ils en auront largement le temps.. »

Les Légendes de Malinga (1ère partie)

Une nuit, une douleur vive prit le roi à la poitrine. Mystérieusement aussi, trois corbeaux noirs se posèrent sur le grand baobab dans la cour. La douleur devint insoutenable…

Les légendes de Malinga (2ème partie)

Lors des pleines lunes, on entendait des hurlements sinistres venant de sa case. Au-delà de tout,  Abouga était un stratégiste incroyable et un bon conseiller pour les intérêts du feu roi.

Les légendes de Malinga (3ème partie)

Alors qu’ils chantaient, une lumière mystérieuse parcourait le village. Elle passait des eaux, à la forêt et de la forêt à la maison royale. Personne ne pouvait la voir à part les enfants.

Les légendes de Malinga (4ème partie)

Elle était toute essoufflée. Affolée, il la fit asseoir et lui demanda la raison de sa venue. Elle répondit la gorge nouée et les mots entrecoupés « Fofo!*Fofo!Tata Arhi ! C’est Tata Arhi ! Ils l’ont..ils l’ont pris…

Les légendes de Malinga-5ème partie( Le duel à mort)

Ils quittèrent subitement leurs corps pour la forêt sacrée de Malinga. Leurs corps avaient gardé leurs positions intactes. Il était presque minuit.. un orage noir s’annonçait au-dessus de la forêt.

Les légendes de Malinga (dernière partie) – La Mélodie Mystérieuse

Kpévika était à bout de souffle mais rassembla ses forces pour ramasser sa lance. Pendant ce temps, Beaufort respira un bon coup. Il avait vu la mort le frôler d’un poil..

Les coupures internet au Togo, une histoire d’homme des cavernes

Mdogbé! Ouk !Ouk !Moi cogné à votre porte depuis la nuit du 5 septembre mais vous pas répondre ! Oui c’est bien moi Jérômou Jims.

A la rencontre des Marcheurs blancs.

Salut gens bien et gens moins bien ! Désolé la porte était entrouverte alors je n’ai pas cogné. Ma semaine a été un peu mouvementée. Merci de me lire malgré toute cette frustration que je…

Nous avons peur des femmes!

Femme est pointilleuse et s’attarde sur les détails. Femme est plus proche de la perfection. Pendant que Homme voit, Femme prévoit.


Les légendes de Malinga (dernière partie) – La Mélodie Mystérieuse

Malinga Cover. Illustration By Aruka Studios/ Visuel by Jérôme Jims

« Tu salueras ton père de ma part, Akoune 2ème du nom! Malinga retrouvera enfin sa paix !». Il souleva sa lance dont la pointe brilla…mais juste au moment de le transpercer, il se fit mordre au bras et lorsqu’il se retourna, il vit une créature dont la tête était celle d’un loup, le buste musculeux d’un humain se terminant par une queue en or… Abouga venait de rentrer en jeu…

Kpévika était à bout de souffle mais rassembla ses forces pour ramasser sa lance. Pendant ce temps, Beaufort respira un bon coup. Il avait vu la mort le frôler d’un poil. Abouga venait d’enfreindre les règles du duel de la forêt. Le châtiment était une malédiction éternelle et il en connaissait très bien les conséquences. Son esprit devait donc errer dans la forêt pour  toujours. L’homme-loup appliqua un cataplasme de feuilles sur les blessures du  jeune roi et se tint prêt pour une nouvelle attaque. Abouga, dans sa forme spirituelle était vraiment effrayant. Ses yeux brillants, sa bave et l’odeur fétide de sa bouche feraient trembler tout guerrier ordinaire. Le cavalier noir savait dès lors qu’il avait des soucis à se faire. Il partait pour un combat à mort d’un contre deux. Tout ce qui l’empêchait d’abandonner, c’était sa dulcinée Arhi. Il préfèrerait mourir que de la voir souffrir. Aya, son cheval invisible vint se tenir auprès de lui tel un fidèle serviteur. Kpévika, prit sa lance noire de ses deux mains, balbutia quelques mots et la brisa en deux. A la seconde partie du bout qui ne portait pas la pointe de la lance apparut une épée.

Deux contre Un

Le jeune roi siffla et son arme survola les herbes pour le retrouver. Il avait regagné confiance et savait qu’il pouvait compter sur Abouga pour en finir une fois pour toute avec son ennemi teigneux.

Ils lancèrent simultanément l’attaque contre Kpevika. Le cavalier noir donnait tout ce qu’il avait. Il était à bout de souffle. Cela faisait bientôt des heures qu’il combattait.

Pendant ce temps l’armée du roi faisait la ronde dans la cité de Malinga. Elle terrorisait le peuple et personne ne daignait sortir de sa case. Les femmes qui avaient été arrêtées lors de leur assemblée de supplication étaient toujours en prison. Arhi, la femme de Kpévika en faisait partie. Elle était spécialement surveillée par la garde royale. Elle était inquiète pour son mari malgré qu’elle fût enchainée. Elle savait qu’ils le tueraient s’ils le retrouvaient.

Kpevika n’avait plus l’énergie nécessaire pour continuer le combat. Plus il s’affaiblissait, plus son cheval invisible devenait moins fort. Les morsures répétées d’Abouga au flanc du dos et à la main droite l’avait mis à mal. L’arme du jeune roi se transforma en épée et transperça la main gauche de Kpevika. Le cavalier noir, désemparé, s’adossa contre un arbre. Le jeune roi fit apparaitre son sourire narquois. Kpevika était fatigué et sa vision devenait de plus en plus floue. Il pensa à sa femme. A ces moments heureux passés ensemble. A son sourire qui l’avait séduit la première fois qu’il l’avait rencontré. « Arhi je m’excuse.. » souffla-t-il les lèvres ensanglantées. « J’aurais dû t’écouter. Mais j’ai encore fait ce qui me semblait juste..j’ai pensé à moi en oubliant que tu étais la plus importante de ma vie. Je ne sais pas si tu pourras me pardonner.. Je m’en veux tellement.. Il est sûrement trop tard mais où que tu sois je veux que ces mots te parviennent..pardonne ma folie.. Je t’aime, tu sais ? Je t’aime fort Arhi.. »..

La Mélodie Mystérieuse du Peuple

Pendant qu’elle somnolait, Arhi eût la nette impression d’entendre la voix de son mari. Elle l’entendait de manière entrecoupée mais elle était sûre. C’était bien celle de son mari. Elle pouvait la reconnaître entre mille. Elle fondit en larmes et ne put s’empêcher de crier tellement fort que tout le village l’entendit. Arhi se mit alors à chanter. Elle chantait dans une langue inconnue des Malingui. Seule une poignée de femmes anciennes pouvaient la comprendre. Les gardes la menacèrent de se taire mais elle ne contrôlait plus rien. Alors qu’elle continuait de chanter, un phénomène étrange se produisit de nouveau. Une lumière grande et resplendissante vint éclairer son cachot. Les gardes en étaient tétanisés. Cette Lumière traversa le village en un battement de cil. Les femmes qui s’étaient réfugiées dans leurs cases avec leurs enfants se mirent à chanter la même mélodie. Comme si le peuple entier était interconnecté. La lumière couvrait à présent tout le village. Il était deux heures du matin. Les portes des cases et des cachots s’ouvrirent simultanément et les chaînes de toutes ces femmes tombèrent instantanément. La mélodie du peuple devint de plus en plus forte. On pouvait l’entendre jusque dans les montagnes lointaines. L’armée épouvantée et ne connaissant cette Force Etrange, laissa tomber les armes. Bientôt tout le peuple se rassembla sur la place publique. Cette Lumière brillait avec force. Elle sillonnait le peuple comme pour leur dire de continuer la Mélodie. Ebwaje, jeune garçon de 12 ans bien que fils de forgeron, avait un talent inné pour la harpe. Il s’assit au milieu du peuple et se mit à jouer. Il joua encore et encore.

Le jeune roi ne savait encore rien de ce qui se passait. L’homme-Loup traina Kpevika de sa puissante mâchoire et l’emmena devant son maître. Le jeune roi savait dès lors qu’il allait pouvoir régner sans partage. Son visage montrait une satisfaction indéniable. Mais bien avant qu’il ne dégaine son épée afin d’achever son adversaire, il entendit la mélodie de Malinga depuis la forêt profonde. Avant même la moindre réaction, un mur de Lumière intense vint se dresser entre eux. Dans la forêt profonde, des chuchotements du mot « Paix » se firent entendre. C’était les paroles enfouies dans les cœurs des Malingui qui résonnaient au travers de la Lumière. Le jeune roi avait déjà une fois rencontré cette Lumière. Il savait qu’il ne pouvait y opposer aucune résistance. Abouga, malgré toute sa rage, était comme paralysé. Sous leurs yeux médusés, les armes puissantes qu’ils utilisaient éclatèrent en mille morceaux. Les trois combattants étaient subitement comme vidés de leur force. La Lumière récupéra leurs corps inanimés depuis leurs chambres secrètes et les porta jusqu’à la forêt, près de leurs esprits. Sous contrainte, et sans force devant Cet Esprit Etrange, Kpevika et le jeune roi entrèrent dans leurs corps respectifs. Abouga ne pouvait plus le faire. Il était frappé d’une malédiction irréversible depuis qu’il avait enfreint la règle du duel à mort. Il devait donc errer dans la forêt sous la forme d’une créature mi-homme mi-loup jusqu’à la fin des temps. Il était 03 heures du matin quand les deux guerriers sortirent de la forêt visiblement épuisés. Ils marchèrent jusqu’à la place publique et se tinrent devant le peuple. Après quelques instants, la mélodie s’arrêta. La Lumière se saisit du jeune Ebwaje. Il marcha vers les deux adversaires sans sourciller. Le regard vide comme possédé, il les fixa et parla d’une voix calme. « Vous avez fait du mal à mon Peuple. Je vous ai fait confiance. Mais vous ne pensiez qu’à vous-mêmes. Le poisson ne peut se moquer de l’Océan qui l’abrite.  Fils d’Akoune, avant que je ne prenne le souffle de ton père, je t’avais pourtant répété que le peuple est au-dessus de tout roi qui le gouverne. Kpevika, vous deviez construire le royaume ensemble. Au lieu de cela, vous l’avez mis à feu et à sang, prônant la Loi du plus fort. j’aurais voulu reprendre mon dû dès cette aube et cela sans hésiter. Cependant, malgré tout ce que vous avez fait, je ressens toujours au fond des cœurs du peuple de l’amour et de la compassion. Je vais donc vous donner une dernière chance. Je laisserai les Malingui prononcer des paroles contre vous..des gardes-fous. Jusqu’au lever du soleil, les bénédictions et les malédictions sortiront de leurs bouches. Bénédictions vous suivront si vous faites bien. Malédictions vous suivront si vous faites mal. Akoune II..Kpevika sera ton conseiller. Egbe nye Dzanyi. » Ainsi, jusqu’à ce que le Soleil ne sorte totalement de sa tanière, le peuple prononça des paroles. Ses paroles visibles à l’œil nu venaient tourner autour des deux adversaires avant de s’évanouir dans la nature. Kpevika et le jeune roi étaient dès à présent liés et se devaient de faire équipe afin de reconstruire la cité de Malinga. Le roi, même abattu et à bout, donna un discours épique. Il présenta ses excuses au peuple et promit de tout ramener à l’ordre. Avec un sourire à son ancien ennemi, le jeune roi répéta trois fois ce passage : « Pour la prospérité de Malinga, viens mon frère, bâtissons la cité».

Le peuple reprit en cœur cette si belle phrase, fondit en larmes de joie et explosa en cris de bonheur. Kpevika était bien obligé de reconnaître qu’un roi qui arrive à s’excuser, mérite d’être un roi. Alors qu’ils dansaient et chantaient ensemble comme jamais, une lumière vint danser autour d’eux. Cet instant magique resta gravé dans les mémoires. La cité de Malinga devint plus puissante qu’avant et il se raconte que cette cité existe encore aujourd’hui. Elle aurait juste changé de nom. Lequel ? Seuls les anciens savent. Mon conte prend fin sur les rives fraîches de Fafa* mais je peux encore entendre la mélodie des femmes de Malinga quand je ferme les yeux …chantez, femmes…chantez…

Jérôme Jims

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